Sac à dos, tente et matelas : quel matériel pour une randonnée itinérante de trois mois ?

 

Comme pour les autres listes de matériel sur ce site, je précise que tout mon équipement a évidemment été acheté avec mes propres moyens. Je ne souhaite pas faire de publicité pour tel ou tel produit.

Cette liste est adaptée à nos besoins pour un itinéraire particulier, sur le GR6, dans des conditions spécifiques.

Autre précision : tous les poids mentionnés dans cet article correspondent aux poids réels, et non à ceux indiqués par les fabricants qui sont parfois imprécis. 

 


Cet article est divisé en trois parties pour qu’il soit plus lisible (et moins long à écrire !). Je publierai ensuite la liste complète de notre matériel sous forme de tableau téléchargeable. 

Ici, je dresse la liste de nos équipements en ce qui concerne le portage et le coucher. Les vêtements et accessoires seront abordés dans un second chapitre, pour terminer avec la pharmacie, la popote et le reste de nos affaires.

Heureusement que nous faisons déjà de la rando, et que nous n’avons pas du tout acheté d’un coup, parce que le matériel de bonne qualité coûte cher. Mais quand il s’agit de l’utiliser pendant trois mois, il a intérêt à être fiable !

 

Les sacs : Deuter et Gregory

 

J’utilisais jusqu’à présent un Deuter 35L spécial dos court que j’aimais bien, malgré son manque d’accessoires (pas de housse de pluie !). Pour les randos à la semaine, c’était parfait. D’autant qu’avoir un sac « petit » oblige à ne garder que l’essentiel.

Mais pour trois mois, j’allais devoir viser plus grand. Après plusieurs longues séances d’essayages et pas mal d’hésitations, j’ai finalement opté pour la version 45l+10 du même Deuter. C’était un peu « faute de mieux », parce que j’aurais aimé avoir un meilleur portage, et, encore une fois, une meilleure accessoirisation. Mais le choix est finalement très restreint quand on mesure 1,57 m et que la majorité des sacs montent trop haut sur la nuque ! Le prix et le poids (1700 grammes) du Deuter étant raisonnables, je suis restée sur une valeur sûre pour ma morphologie. Après trois mois d’utilisation quotidienne : pas de mauvaises surprises. Je ne regrette pas mon choix.

Thibault avait déjà son Gregory Paltoro 65l, acheté pour les Cévennes, avec lequel il a connu quelques problèmes de réglages. Au bout de deux mois de rando, il s’est rendu compte que le portage était incroyablement plus confortable en ôtant une petite mousse optionnelle au niveau des lombaires ! D’autre part, à la fin de la rando, il devait aussi serrer à fond les sangles du bas du sac, sinon la mousse dorsale se pliait… Malgré tout, il en reste satisfait, car le portage est excellent pour ses 2,5 kgs et l’accessoirisation optimale.

 

Petite pause à Oppedette. ® Alice Robinet
Petite pause à Oppedette. ® Alice Robinet

 

La tente : Mutha Hubba + footprint

 

Épineux choix que celui de la tente qui devait nous servir de « maison » pendant 90 nuits. Pour remplacer notre habituelle Eureka! Spitfire duo, nous avons opté pour une Mutha Hubba et son footprint, fabriqué par MSR. Pourquoi ? Parce que la Eureka!, si pratique soit-elle, cumulait trois défauts : trop lourde, pas auto-portante, et trop estivale. Même s’il aurait été plus logique de prendre une Hubba Hubba simple pour deux personnes, elle était trop petite pour y dormir trois mois de suite, compte-tenu des 1,94 m que mesure Thibault…Avec le footprint, c’est-à-dire le tapis de sol supplémentaire, l’ensemble pèse dans les 2,6 kgs. 

Après trois mois : super tente, rien à redire, et nous sommes capables de la monter et la démonter hyper vite les yeux fermés ! Le footprint était aussi un bon investissement, car on l’a beaucoup utilisé comme bâche pour s’installer pour la petite sieste du début d’aprem.

Nous l’avons aussi testée en mode autoportante, sans planter les sardines, c’était correct, même si les parois s’affaissaient un peu. Après cette utilisation intensive, elle est encore en super état, sauf les élastiques à l’intérieur des arceaux qui se sont complètement détendus, mais ça ne pose pas vraiment de problème.

 

Opération "nettoyage" de la tente pour Thibault après un bivouac en bas de la Lure, pour la vider de toutes les plumes et trucs qui s'y accumulent. <br /> ® Alice Robinet
Opération « nettoyage » de la tente pour Thibault après un bivouac en bas de la Lure, pour la vider de toutes les plumes et trucs qui s’y accumulent.
® Alice Robinet

Les matelas de sols : merci Sea to Summit !

 

Je crois que c’est le matos qui m’a le plus emballé sur ce qu’on a pu acheter pour la rando. Il faut dire que je partais de loin question confort, emportant d’habitude une vilaine petite mousse basique, légère mais absolument pas confortable.

Comme il n’était pas question de passer tant de nuits si inconfortables, nous avons investis dans deux étonnants matelas Sea to Summit complètement gonflables, plus précisément les « confort light insulated« . Ils sont assez cher : environ 140 euros, et plutôt lourd : 640 grammes, mais le confort qu’ils apportent compense largement. En revanche, nous aurions pu nous passer de l’option « insulated », c’est à dire avec une meilleure isolation, mais lorsque nous les réutiliseront en montagne, cela devrait s’avérer utile.

Comme le gonflage à la bouche humidifie et détériore l’intérieur de ces matelas, nous avons aussi acheté une drôle de mini-pompe, de la même marque, qui pèse une trentaine de grammes. J’étais généralement chargée de gonfler les matelas tous les soirs pendant que Thibault finissait de planter la tente, et même si c’était un peu pénible, c’était terminé en 5 minutes.

Petit test de la pompe avant le départ :

 

 

 

Duvets et sacs à viandes : nos classiques

 

Pour les duvets, nous étions déjà très (trop) bien équipés avec le Sea to Summit TK2 et mon Valandré Swing 700, qui pèsent 1,2 kgs chacun. Ce sont des duvets de montagne, et ils ont été trop chaud la plupart du temps, mais nous avons ainsi pu les utiliser en mode « couette » et gagner en confort.

Ils étaient complétés par un drap de soie pour Thibault (129 grammes), et mon habituel drap en polaire Thermolite Reactor (261 grammes) que j’adore pour deux raisons : il apporte vraiment plus de chaleur et surtout, il est extensible, et je m’y sens beaucoup moins contrainte que dans un sac de soie !

Globalement, nous n’avons vraiment eu à souffrir d’un manque de confort pour ces trois mois. Et si j’ai eu pas mal de difficultés à dormir, ce n’était -cette fois-ci- pas la faute de mon matelas !

 

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