Balades écossaises : l’Île d’Handa et ses labbes … plutôt agressifs !

Après la pointe de Faraid Head et le grand nord de l’Écosse, direction l’ouest et l’île d’Handa pour une journée sur ce sanctuaire ornithologique inhabité d’une superficie de quelques kilomètres carrés. 

En période de nidification – couvaison, les labbes parasites peuvent être plutôt agressifs envers ceux qui marcheraient à côté de leur territoire. Si vous avez peur des oiseaux, passez votre chemin !


Pour se rendre sur Handa, il faut prévoir une grosse demi-journée et un départ matinal depuis Tarbet. Ce minuscule port de pêche du bout du monde est accessible par une très belle single track road, route à sens unique comme il y en a beaucoup partout dans les Highlands.

 

Prendre le Ferry depuis Tarbet

À Tarbet, un guichet vous permet d’acheter des tickets pour Handa. L’aller-retour coûte une douzaine de livres pour les adultes.

Le ferry – en réalité un canot pneumatique-, partira lorsqu’il sera plein d’une dizaine de personnes.

Des départs sont prévus à partir de 9 heures jusqu’à 14 heures. Le dernier retour de l’île a lieu à 17 heures. Toutes les infos sur : www.handa-ferry.com.

Dans notre canot, le premier du matin, la majorité des visiteurs étaient… français ! Il faut dire que les Highlands sont très appréciés de nos compatriotes, probablement à raison :). Mais pas d’inquiétude si vous évitez les hordes touristiques, hors Édimbourg, l’Écosse reste très sauvage, même au début du mois de juillet.

Autre élément commun à tous les visiteurs du matin : une bonne paire de jumelles et des appareils photos assez impressionnants ! 

 

L’arrivée à Handa

Après une dizaine de minutes de navigation, on débarque sur Handa. Guidés par des employés du Scottish Wildlife Trust, nous rejoignons une petite cahute au bout de quelques minutes de marche.

Là, nous apprenons qu’il ne faut pas sortir du chemin qui fait le tour de l’île pour ne pas déranger les oiseaux. Des guides de la faune et la flore sont accessible en location, ainsi que des paires de jumelles. Des toilettes sèches sont accolées au bâtiment, ce sont les seules de l’île.

Ensuite, nous avons le choix : soit filer directement vers la falaise où se concentrent les oiseaux, soit faire le tour de l’île en prenant notre temps. Nous optons pour cette dernière solution, mais faisant le chemin à l’envers pour être plus tranquilles.

 

Attention aux labbes parasites !

Sur le chemin constitué de planches de bois, nous commençons la balade. Très rapidement, notre chemin croise de près -trop près- des nids de labbes parasites. Et ces derniers n’apprécient pas du tout notre incursion sur leur territoire, et nous le font savoir sans détours. C’est très impressionnant !

Nous croisons d’autres marcheurs, qui nous expliquent qu’il faut mettre les bras au dessus de la tête : les oiseaux n’attaquent que le point le plus haut du corps.

En fait, ils ne nous touchent pas vraiment – et tant mieux, car leur bec doit faire mal. Ils passent et repassent simplement en rase-motte au-dessus de nos têtes !

À part cette petite aventure, qui nous oblige ensuite à traverser certaines portions du chemin en courant, les labbes sont de beaux oiseaux, avec une silhouette très profilée, un peu comme des avions de combat… Pas vraiment étonnant !

Mais il y n’a pas que les labbes autour de nous : toutes sortes de mouettes, des huîtriers-pies, guillemots et pingouins tordas, et probablement d’autres oiseaux de mer que nous ne savons pas identifier.

 

Pas d’orques à l’horizon

Après une heure de marche, nous arrivons aux fameuses falaises qui abritent le plus d’espèces. Ce sont des HLM à oiseaux de mer, dégoulinants de guano. Un panneau indique aussi la zone où nichent les macareux, oiseau emblématique. Mais nous n’arriverons pas à en observer ce jour-là.

Autre regret, même si je savais qu’il n’y avait que très peu de chance que cela se produise : pas d’orques à l’horizon. Il arrive que la population (très réduite) d’orques écossaises, croise au large d’Handa. Évidemment, j’ai plus ou moins passé la journée les yeux rivés sur la mer ! Dommage…

Après une grosse demi-journée de balade, direction la plage, où nous arrivons juste à temps pour embarquer avec un groupe déjà constitué. Byebye Handa !

 

 

 

Bonus : déguster les  fruits de mer au Shorehouse 

À Tarbet, juste à côté de l’embarcadère, se trouve le Shorehouse, un restaurant où nous avons déjeuné.

Pour une trentaine de livres, le plateau de fruits de mer, « Seafood Platter » constitué de la pêche locale, est vraiment un régal. C’est la première fois que j’en mange un, et je n’ai pas été déçue, surtout par le maquereau fumé. Miam !

 

 

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