GR67, dernière étape : à l’assaut de « la Vieille Morte » !

Dernière journée sur le GR67. Un peu cramés, nous avons décidé de doubler l’étape, si possible, pour terminer le soir même…

Ouf, notre tente a tenu bon face aux rafales ! Pour la première fois, c’est à l’intérieur de la toile que nous prenons notre petit déjeuner en vitesse, pressés de nous mettre en route. Pour le café, on attendra ! Si nous voulons rallier Anduze avant ce soir, il nous reste plus de 30 kilomètres à parcourir, alors il ne faut pas traîner.

En partant, nous avions prévu de faire le GR67 en sept jours, et de dormir vers le Col d’Uglas pour le dernier soir. Mais les randos se passent rarement comme prévu !

Mais comme l’indique la carte ci-dessus, nous avons finalement un peu triché ! 

Pour faire court : nous nous sommes arrêtés dans un camping pas très loin du chemin du GR67, et Thibault a parcouru ensuite tout seul une douzaine de kilomètres sur la route pour aller chercher la voiture. Je suis vaguement frustrée de ne pas avoir « bouclé la boucle » en entier, mais bon… Mes pieds étaient trop douloureux.

Reprenons donc le cours de cette sixième étape. Nous allons parcourir la « Montagne de la Vieille Morte ». Évocateur, n’est-ce pas ? Elle tient son nom d’une légende, que vous pouvez notamment lire ici.

En résumé, une vieille femme a fauté, et eu un enfant. Une fée l’a condamnée à rouler une grosse pierre en haut de la montagne, mais elle y est morte. Pas glauque du tout ! 

 

Une arbre qui colle bien avec la légende de la Vieille Morte, non ?
Une arbre tortueux qui colle bien avec la légende de la Vieille Morte, non ?

Sur le schiste feuilleté des Cévennes, la traversée sur la crête de la Vieille Morte, puis la descente qui s’amorce, sont assez périlleuses. Le vent est toujours fort, et le ciel humide. Attention à ne pas glisser, d’autant que nos corps sont vraiment marqués par les conditions météorologiques de la veille.

En fin d’après-midi, constatant que nous n’arriverons peut-être pas à rejoindre Anduze le soir même, nous décidons de bifurquer pour s’installer dans un camping de Miallet. De toute façon, nous comptions rester quelques jours dans la région après la rando, alors Miallet est un bon camp de base. Les derniers kilomètres sur la route sont très douloureux, j’ai les pieds en compote.

Arrivés au camping en début de soirée, Thibault se décharge pour aller chercher la voiture. Il lui reste une bonne douzaine de kilomètres à parcourir. J’ai envie de le suivre, mais physiquement, je ne peux pas. Tant pis, c’est ainsi que se terminera pour moi le GR67, une chouette rando dans les Cévennes.

 

 

Les sommets bleutés, les arbres fleuris en plein milieu du chemin, les drailles, les orchidées, la vipère, la vue depuis Bonperrier, voilà ce que je retiendrais de ce GR67.

Et même la tempête des derniers jours restera un bon souvenir, car le vent et la neige ont donné un goût d’aventure supplémentaire à notre balade ! Le seul point négatif de ce GR67 a été le tracé qui comportait un peu trop de routes alors que je préfère lorsqu’on s’éloigne vraiment des traces de civilisation. Bref, ça reste une très belle randonnée, que je recommanderais sans hésiter à tous les marcheurs 🙂 ! 

 

→ Tous les articles concernant le GR67 sont à retrouver ici.

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