GR67, étape 5 : avis de tempête !

Après une nuit reposante au gîte d’étape de Barre-des-Cévennes, nous partons avec plus d’entrain que la veille. Mais entre rallye automobile et météo franchement pourrie, cette journée sur le GR67 sera éprouvante !

Première difficulté, plutôt cocasse d’ailleurs : nous partons en même temps que le rallye national de Lozère. Tout le village est en émoi, les bagnoles traversent la grande-rue en travaux en faisant hurler leur moteur. C’est clairement l’animation de l’année, comprenons-nous en échangeant avec les badauds au petit café du coin, alors que nous allons récupérer nos dernières provisions.

Rallye de Lozère
Pas évident de partager la route avec le Rallye de Lozère !

Le problème, c’est que c’est assez dangereux pour des randonneurs d’emprunter la même route qu’un rallye ! Nous devons sortir la carte, étudier le parcours des voitures, et nous assurer qu’il ne faudra pas prendre des chemins de traverse. Une situation imprévue, mais assez drôle !

Après dix minutes de marche prudente, notre itinéraire s’éloigne de celui des bolides. Mais nous les croiserons, ou entendrons plusieurs fois d’ici la fin de la rando !

Une heure après notre départ, la météo se dégrade. Il pleut, et fait très frais. Mérinos manches longues, bonnet et « tube », gants, capuches, il n’y a plus que le bout du nez dehors ! Dire que nous avions pris des coups de soleil les jours précédents !

Après la pluie, il se met carrément à neiger ! Alors nous avançons plus rapidement, en « mode survie ».

Alternance de neige, grêle et pluie. Heureusement, il y de rares éclaircies, dont celle qui nous permettra de prendre la photographie de l’arc-en-ciel, qui figure en une de cet article. Une vue incroyable, qui nous redonne du courage pendant cette journée difficile.

En plus de l’humidité, le vent est de plus en plus violent. Entre le Plan de Fontmort et le Col des Abeilles, nous grimpons de 200 mètres, et quelques parties de chemins de crête sont carrément dantesques, avec des bourrasques dans tous les sens. On ne traîne pas, c’est clair !

Enfin arrivées aux Ayres, toujours sous la pluie, nous espérons que le gîte d’étape indiqué sur la carte sera ouvert, parce que la météo n’est pas vraiment favorable au bivouac, d’autant plus que notre tente est faite pour l’été et mal isolée… Mais pas moyen de contacter le propriétaire, dont le numéro figure pourtant sur un panneau à la fin du village.

Finalement, Thibault part explorer les alentours pour trouver un endroit un peu protégé, tandis que j’essaie de dénicher un gîte via AirBnb, ou quelque chose de plus loin, quitte à marcher encore quelques kilomètres. Mais non, rien à faire, nous dormirons sous la tente.

Installation dans un champ pas loin de l’entrée du village. Il n’y a pas vraiment d’endroit protégé du vent, mais au moins c’est plat. Nous consultons la météo : alerte orange aux vents violents. Super.

Toute la nuit, les bourrasques mugissent, puis viennent se fracasser sur la toile de notre tente, qui bouge dans tous les sens. Ce n’est pas franchement rassurant. Le point positif, c’est que nous n’avons pas froid. Thibault somnole difficilement. Le sommeil plus fort que l’inquiétude, je finis par m’endormir vers 4 heures du matin, alors que le vent se déchaîne toujours.

 

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4 pensées sur “GR67, étape 5 : avis de tempête !

  • 13 juin 2016 à 22 h 09 min
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    Salut!
    Nous on part pour le GR67 samedi prochain (18 juin) ! Vous n’avez pas eu de problème pour vous ravitailler en eau ?
    Merci pour les articles, ça me permet de patienter avant le départ !
    Elo

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    • 13 juin 2016 à 23 h 02 min
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      Bonjour Elo !
      Tout d’abord, le GR67 ne fait pas pas partie des randos ou le remplissage des gourdes est difficile !
      Précisément, le premier jour, nous avons fait le plein à Colognac, il y a un robinet dans le village. Le second jour, il y a une source en contrebas du Col de l’Asclie, elle est indiquee, juste sous la route, à quelques dizaine de mètres hors du chemin. 3e jour : remplissage de gourdes au refuge d’Aire de Côte. Pour le 4e jour, nous avons dormi en gîte à Barre-des-Cevennes, y’a moyen de faire le plein au café du village probablement. Et le 5e jour, il y avait un robinet aux Ayres.
      Voilà ! Il n’y a pas beaucoup de torrents en chemin, mais en cas de pénurie, les gîtes d’étapes sont nombreux. Nous avons utilisé très peu de micropures. Et on se baladait avec une poche à eau de deux litres chacun, donc pas énorme. Si tu as d’autres questions, n’hésite pas ! Et bonne rando !

      Alice

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  • 23 juillet 2016 à 9 h 17 min
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    Salut, et pour le ravitaillement en bières c’est compliqué ?

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    • 23 juillet 2016 à 20 h 13 min
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      Haha, si tu avais lu le reste, tu aurais vu que non, pas tant que ça 😉 !

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