GR67, étape 4 : « Attention, une vipère ! »

Réveil sous un beau soleil, ciel bleu. Une nouvelle journée s’annonce sur le GR67, et nous devrions arriver à Barre-des-Cévennes ce soir. Avec un petit stress : nous devons faire le plein de nourriture là-bas, mais l’épicerie sera-t-elle vraiment ouverte ? 

Aujourd’hui, c’est tartinage de crème solaire obligatoire. D’ailleurs, nous avons déjà pris des coups de soleil hier ! Qui l’aurait cru, dans les Cévennes au mois d’avril ? D’ailleurs, point pratique : évidemment, nous n’avons pas embarqué un gros flacon de crème solaire. Mais Thibault a trouvé une crème Nivea en format voyage de 50 ml.

Mais avant d’aller plus loin, voici la carte de notre quatrième étape. L’objectif est d’arriver suffisamment tôt à Barre-des-Cévennes pour faire les courses.

Départ sous le soleil, avec des jolis ânes tranquillement installés au Col de Salidès. Même si Stevenson n’est pas passé trop loin avec Modestine, et que son aventure a inspiré de nombreux randonneurs sur le GR70, nous n’avons croisé qu’un seul autre âne depuis le début de la rando, il y a trois jours.

« Attention ! » me crie soudain Thibault, brandissant l’un de ses bâtons devant mes jambes. J’ai failli poser le pied sur un petit serpent, qui prenait le soleil sur les pierres. Une vingtaine de centimètres, un museau en V, des losanges sur le dos… Pas de doutes, c’est une vipère ! Nous l’observons quelques minutes avant de repartir et elle essaie même de mordre le bâton avec lequel nous l’approchons.

 

Petite vipère croisée sur le chemin
Petite vipère croisée sur le chemin, pas vraiment facile à photographier, d’autant qu’on ne s’approche tout de même pas trop…

Plus attentifs à là où nous posons les pieds, c’est reparti ! Le chemin est très agréable : nous longeons des prairies fleuries d’orchidées, et à gauche, le Causse Méjean se dessine après la vallée.

 

Quelques kilomètres plus loin, nous rejoignons malheureusement la route, la départementale n°9, et envisageons de nous arrêter pour déjeuner dans un gite d’étape indiqué sur la carte, au lieu dit l’Hospitalitet. Malgré son nom, cet endroit n’est pas vraiment à notre goût : le long de la route, rien ne semble ouverts aux marcheurs. Peut-être est-ce trop tôt dans la saison ?

Quoiqu’il en soit, nous poursuivons notre route pour casser la croûte sur une espère d’aire de repos -pas vraiment idyllique- et nous quittons enfin la D9 au Col des Faïsses. C’est pas trop tôt ! Ma cheville, douloureuse jusque là, semble tenir le choc. Depuis la veille, je craignais de devoir m’arrêter si la douleur empirait. En revanche, Thibault sent poindre la tendinite, la faute à des chaussures trop serrées. Nous allons un peu ralentir.

À Barre-des-Cévennes, nous avons plusieurs objectifs

► acheter de la nourriture pour les deux ou trois prochains jour

► manger une pizza (oui, c’est important !)

► éventuellement dormir au gîte d’étape, s’il est ouvert, pour reprendre des forces

J’appelle le gîte : ouf, c’est ouvert. En revanche, ils ne prennent pas la carte bleue, et nos réserves de liquides s’amenuisent, je n’ai pas été assez prévoyante. Priorité à la nourriture. Au pire, il nous reste un chèque en blanc. Mais Thibault s’inquiète pour sa pizza ! Avant de partir, nous avions regardé les commerces ouverts le vendredi à Barre-des-Cévennes, et Thibault s’était mis en tête de manger une pizza ici. Peut-être devrons nous y renoncer…

À l’approche de Barre-des-Cévennes, nous hâtons le pas. Le village est en vue, mais il faut parcourir une longue boucle pour le rejoindre. Et l’heure tourne : le bureau de poste ferme à 16 heures, et il nous reste peut-être une chance de pouvoir y retirer du liquide…

15h55, nous entrons à la Poste. Mais ce n’est pas possible de retirer sans être clients à la Banque Postale. Par chance, l’épicerie-bar située à côté accepte la carte bleue ! La pizza est à nouveau en vue ! Barre-des-Cévennes à l’air d’être un très beau bourg, mais la rue principale est complètement en travaux… Peut-être aurons-nous l’occasion de la revoir une fois terminée ?

Direction le gîte d’étape, où nous sommes les seuls voyageurs. La déco est assez particulière… mais l’endroit propre et accueillant. Et la première douche depuis quatre jours particulièrement appréciée ! Ensuite, nous irons à la fameuse pizzeria, où Thibault pourra aussi engloutir une coupe cévenole. Enfin, direction nos lits, et redécouvrir le confort d’un matelas…

 

 

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Une pensée sur “GR67, étape 4 : « Attention, une vipère ! »

  • 31 mai 2016 à 19 h 43 min
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    Pauvre petit serpent qui a failli y passer…

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