GR67, étape 2 : aïe, la draille !

Après une première journée de marche, continuons notre chemin sur le GR67, le Tour du Pays Cévenol. Au programme de cette seconde journée entre Colognac et Bonperrier ? Des paysages magnifiques, un grand lézard vert, et une descente raide et caillouteuse -une draille- !

Tout d’abord, voici la carte de l’étape du jour. Compte-tenu du tracé imprécis, il faut compter plus que les 14,8 kilomètres indiqués ci-dessous.

Premier réveil sous la tente. Nuit moyennement reposante, mais pas encore de courbatures. Nous démarrons la journée tranquillement, sur des chemins forestiers plutôt agréables.

En marchant, j’aperçois soudain une bestiole qui m’interpelle beaucoup, avec ses couleurs vives : du bleu, du vert, du noir.

Au premier coup d’œil, je crois qu’il s’agit d’un serpent. Puis me rends compte que c’est un très grand lézard, au moins 15 cm de corps sans la queue. Il n’est pas vraiment farouche, et se laisse observer et photographier, me laissant pantoise. (pour regarder les photos, il suffit de cliquer sur celles-ci)

 

Malheureusement, nous n’avons pas emporté de faune dans nos sac. Impossible d’identifier la bête. Peut-être est-ce une espèce exotique ? Nous vérifierons plus tard, et il semblerait qu’il s’agisse de l’une des sous-espèce de lézard vert qui vit en France, sans certitudes sur son nom exact.

Apparemment, ces reptiles peuvent mordre assez vigoureusement. Attention si vous en croisez un ! Et si vous savez l’identifier formellement, n’hésitez pas à m’éclairer en commentaires, merci :).

À mesure que nous grimpons, le paysage devient de plus en plus beau. Des arbres fruitiers en fleurs bordent çà et là le chemin, les genêts parfument l’air, c’est très agréable.

Dans l’après-midi, au Col du Fageas, nous croisons un groupe de randonneurs, des retraités venus d’un club de Saint-Jean-du-Gard. Nous avions l’intention de nous arrêter bientôt, mais leur guide conseille vivement de pousser jusqu’à Bonperrier, que nous devrions apprécier comme lieu de bivouac. Depuis le Col de Fageas, c’est la première fois que nous pouvons vraiment voir à quoi ressemblent les monts des Cévennes. C’est magnifique.

Ce deuxième jour, nous découvrons les Cévennes en grimpant.
En prenant de l’altitude, nous avons enfin une vue dégagée sur les Cévennes.

La descente vers le Col de l’Asclié est ensuite assez raide : il s’agit d’une draille, un chemin par lequel passe normalement les troupeaux en transhumance. Parfois, nous le constaterons plus tard, les drailles sont très praticables : de larges chemins plutôt plats. Mais cette descente-là casse les genoux, et les bâtons sont très recommandés.

Arrivés au Col de l’Asclié, nous profitons de la source fléchée pour faire le plein pour la nuit, et repartons en direction de Bonperrier, où nous arrivons vers 18 heures. Effectivement, c’est un endroit particulièrement beau. De loin, plusieurs constructions de pierre se dévoilent sur la crête, au dessus de champs.

Nous plantons rapidement la tente près d’une bergerie, qui semble encore utilisée. Le vent souffle pas mal, ce qui nous refroidi assez rapidement. Mais le spectacle en vaut vraiment la peine, le coucher de soleil sur les sommets est magnifique…

 

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