Les Pyrénées en septembre, étape 2 : direction le refuge Wallon via le Circo del Ara

Mi-septembre, nous sommes partis pour une boucle de quelques jours dans les Pyrénées, autour du massif du Vignemale, le plus haut sommet des Pyrénées françaises. Attention, ça grimpe !

Pour lire le 1er jour de cette rando, c’est par ici. 


Réveil difficile en ce deuxième jour, je n’ai dormi que deux ou trois heures, à cause du froid. D’ailleurs notre tente est couverte de glace, tout comme les quelques trucs que nous avons laissés en dehors de l’auvent. En plus, le soleil ne suffit pas à nous réchauffer : il gèle à nouveau avant que nous ayons fini de décamper.

En revanche, le ciel sans nuages nous permet de découvrir le paysage dans lequel nous avons bivouaquer, et surtout, au fond, le Vignemale et son sommet le Pique Longue, le Petit Vignemale, et leurs glaciers qui semblent vraiment tout près de nous. C’est magnifique.

Comme je ne me sens pas d’attaque pour le Petit Vignemale, on prend directement la route du refuge Wallon. J’espère que Thibault n’est pas trop déçu…

La marche débute par une ascension rocailleuse pour arriver au Col des Mulets, sous les Aiguilles du Chabarrou. Il fait encore froid, mais nous quittons rapidement l’ombre et ça devient plus agréable.

J’ai vraiment du mal à grimper, et le manque de sommeil n’aide pas. Thibault récupère une partie de mon chargement pour me soulager. Heureusement, il y a aussi des marmottes et des Izards dans les rocailles, et ça m’aide à avancer ! Nous sommes à près de 2600 mètres, c’est le point culminant de la rando.

Une fois passé le Col des Mulets, nous arrivons en Espagne, via le Circo del Ara, un cirque que nous allons traverser.

Je suis beaucoup plus à l’aise en descente et sur le plat, pas besoin de m’arrêter pour reprendre mon souffle toute les dix secondes ! La traversée du cirque est agréable, il faut quand même faire très attention où on met les pieds. À quelques endroits, il y a un tout petit peu de glace.

Nous arrivons assez rapidement jusqu’au Col d’Arratille, mais il y a une difficulté : pas de chemin sur les derniers mètres. Il faut utiliser ses mains, faire un peu d’escalade. Chacun prend un passage différent, attention aux chutes de pierres.

Nous passons le col en même temps que deux soeurs pyrénéennes, très sympa, avec lesquelles nous avons traversé le cirque.  Elles font le même trajet que nous aujourd’hui, et sont très étonnés d’apprendre que nous sommes parisiens, ce qui nous amuse beaucoup. On se croisera toute la journée, pour finir par dîner ensemble.

Après le Col, qui est à plus de 2500 mètres, nous entamons la descente. Direction le Lac d’Arratille, où nous comptons nous arrêter pour déjeuner.

Le lac d'Arratille. Chaque lac des Pyrénées est plus beau que le précédent.

Ensuite débute ma partie préférée de toute cette rando. La descente dans le Gave d’Arratille, avec mille torrents et des sapins, un endroit qui semble très sauvage.

J’ai envie de m’arrêter tout le temps, pour absorber le paysage. Ça me fait penser aux films de dinosaures, où on les voit apparaître dans une nature primitive. Evidemment, il n’y a pas de fougères géantes et de Diplodocus !

Cette belle descente se termine par l’arrivée au chouette refuge Wallon-Marcadeau. La suite demain !

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